Alors que nous sortons du chenal, nous apercevons 2 surfeurs au pic !
Mi-enthousiastes mi-déçus, nous nous demandons en quelle langue leur parler. Se sont finalement eux qui s'adressent à nous en anglais et ils sont encore plus étonnés que nous. Ce sont des locaux du spot si on peut dire. L'un est brésilien, l'autre est Sud Africain, ils surfent Ginsu depuis 4 et 6 ans respectivement. Ils travaillent sur les bateaux de croisière qui font escale à Labadee, juste à côté du spot. Ils surfent tous les dimanches là où ils peuvent et ils n'ont jamais vu personne d'autre ici que eux ou leurs potes.
La première chose qu'on se dit, c'est qu'on va enfin voir comment on surfe Ginsu. Et on va être servis. Les types partent exactement là où on regardait les vagues passer, c'est à dire, à raz du corail. Le brésilien part même un peu plus à l’intérieur, en choisissant les vagues qui ferment histoire de se caler des tubes. Il n'en sort pas mais tente inlassablement. Il est fou, fait des take-off impossibles, mange et se fait trainer sur le reef mais en ressort avec le sourire. Son pote, plus raisonnable part quand même bien à l’intérieur, ils n'ont pas un niveau hallucinant mais connaissent bien le spot. En choisissant celles qui tubent après le take-off, ils prennent les vagues les plus longues. En effet, après la section tubulaire, la vague ramollit puis il y a une deuxième section tubulaire. Ensuite, la vague déroule et va mourir sur le corail.
Les voir se vautrer nous décomplexe pas mal et on se met à côté d'eux, sans toutefois leur prendre la priorité, il faut savoir rester courtois ;) Nous prenons quelques vagues mais il n'en reste pas beaucoup, eux partent sur tout ce qui passe. Néanmoins, on sent vite que le take-off est facile à cet endroit et il y a la place pour chuter sans forcement taper le corail.
Ils nous expliquent que le spot marche bien avec des houles plus grosses mais pas trop énormes non plus. Ils nous racontent que la côte compte de nombreux spots assez inaccessible et que l'idéal est de faire le tour en bateau. Les jours de grosse houle par contre, les Tap Tap ne peuvent pas sortir et il faut un gros bateau, ce qui coute cher.
De mon côté, lorsque je préparais ce trip, j'avais repéré 5 spots sur cette portion de côte et au cours de la balade de la veille, j'ai vu la houle se briser sur la cinquantaine de hauts fonds coralliens au large de Paradise Beach. Ça fait déjà un sacré potentiel. Les types nous parlent d'une gauche tubulaire en beach break à quelques miles en bateaux vers l'est. Ils hallucinent sur le fait qu'on se pointe le jour où la houle arrive et qu'on loge à l’hôtel en face du chenal. C'est vrai que notre organisation est sans faille. D'autant qu'ils n'ont pas vu de houle ici depuis 2 mois alors que normalement c'est la saison idéale.
A un moment, mon camarade bodyboarder choppe un tube long et profond alors que les locaux remontent au pic. Ceux-ci se mettent à hurler pendant 10 secondes pour le congratuler. Un peu après, je pose un late take-off sympa et il crient aussi. Ça fait plaisir et ça motive. Je finis par chopper une bombe et décide d'en rester là. Demain, les locaux seront au boulot et nous serons seuls au pic pour appliquer ce qu'on vu. Fred, qui souffre un peu du dos sort aussi.
Ça creuse bien après le take-off.
Les locaux nous montrent la voie.
En front-side, ça doit être fabuleux.
A la ramasse sur la section molle.
On prend des vagues dès que les locaux sont servis
Il fallait s'y attendre. Le dimanche, c'est la chine à la centrale ;)
Finalement, une fois qu'on le connait, il est pas si méchant ce reef.
Au menu touristique : visite de la Citadelle la Ferrière de Milot située à 2 heures de route plus une heure de marche. Il pleut et on a froid, la forteresse est située sur une crête mais on ne voit absolument rien. Nous sommes dans un nuage, trempés et dans les courants d'air. Dommage, ça aurait pu être agréable, la battisse est impressionnante et la vue potentiellement magnifique.
Je laisse les photos sans commentaires de cette visite :
Sur le chemin de la citadelle :
La Citadelle :
Au pied de la montagne, le Palais sans soucis :









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