10 avr. 2012

Les Cahots


Le lendemain, je suis réveillé tôt, comme tous les jours d'ailleurs. J'entends un match de tennis à proximité. Les types tapent comme des sourds et l'échange dure depuis une bonne demi-heure. Le bruit des coups m'oblige à me lever. En fait, quelqu'un est en train de couper un arbre à la machette. Ça m'étonnait aussi, un cour de tennis ici. L'arbre finit par perdre le match et tout le monde se lève.
Nous reprenons la piste en 4x4. Ça monte fort, c'est étroit et ça secoue beaucoup. Ensuite, ça monte plus fort, et enfin, ça monte beaucoup plus fort, c'est beaucoup plus étroit, et il y a des épingles à cheveux ... On dépasse un véhicule qui est arrêté. Le pilote abandonne car il ne s'imagine pas faire la descente, bien plus compliquée que la montée. Lui et ses collègues vont finir à pied. Ils en ont pour 4 heures au moins.


Sur la piste.

Ça grimpe.

Ça grimpe.

Bon, j’arrête là, vous avez compris le principe.









Quant à nous, Fred nous mène encore une fois sans encombres à destination, c'est à dire la fin de la piste où nous avons rendez-vous avec nos porteurs.
C'est un peu dur au début de se faire à l'idée que nous allons faire porter nos affaires par des humains. On est blancs, il sont noirs. On se sent un peu comme des colons. Mais ce ne sont pas des esclaves. Ils sont payés au poids et à l'heure. Nous nous rendrons compte rapidement que dans un monde sans piste et donc sans véhicules, porteurs est un métier très répandu. Cela dit, nos porteurs sont des femmes et des enfants et ça fait drôle quand même. Heureusement, nos bagages ne sont pas énormes. Ils partent rapidement dès qu'ils sont chargés et j'ai à peine le temps de prendre une photo de ma planche de surf sur la tête d'une porteuse.
Nous les suivons tranquillement, c'est notre première marche dans les mornes et nous en prenons plein les yeux. La vue est magnifique. Une heure après, nous retrouvons nos porteurs à la maison des blancs.



Nous abandonnons la voiture pour une semaine.
Dur de leur expliquer ce qu'est une planche de surf.
Rencontre improbable. Mornes, voici une planche de surf. Planche de surf, voici les mornes.
Nos jeunes porteurs. Sac à dos sur la tête.
La balade est agréable, on se sent légers quand on voit comment ils sont chargés.
On marche.

On marche.


Ok, j’arrête.

Habitations au détour d'un chemin.


Les mornes.





Première rencontre à Pérodin.
On arrive.



La maison.

2 commentaires:

  1. tu aurais pu demander de tailler une raquete dans l'arbre qd meme!

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  2. Bon et ensuite ????

    il y a un train qui s'est perdu entre les kawo et lizolasyon...

    la suite, la suite, la suite !!!!!

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